Mots-clés Saint-James Michel Portos a eu une première étoile, chez lui, dans son restaurant perpignanais, à Côté Théâtre. Un cadeau inattendu puisqu’il n’y songeait même pas dans sa toute petite affaire sans prétention. À Bouliac
, Bouliac
, 33
, Aquitaine
, Portos (Michel)
, chef cuisinier
, Michelin 
Chaque année le journal l'Hôtellerie publie une série d'articles sur les étoilés Michelin
de l'année. Puisqu'ils sont maintenant en accès libre sur Internet, je vais reproduire le corps de l'article, sachant qu'en suivant le lien vous aurez quelques renseignements supplémentaires, et des photos.
Le Saint-James
, Bouliac
, Gironde, Aquitaine 
Article de Nadine Lemoine pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
, c’est différent. Jean-Louis Borgel, propriétaire du Relais & Châteaux Saint-James
, est venu le chercher à Perpignan
, et l’a convaincu d’aller encore plus loin dans cette maison exceptionnelle signée Jean Nouvel. On est en 2003. Il succède à Jean-Marie Amat, maintient la première étoile, et passe en catégorie Espoirs 2 étoiles. Reste le dernier pas, à concrétiser. Michel Portos voit les années passer : “Tu finis par avoir l’impression que tu perds la confiance de ton patron, des clients, de ton équipe, quand on voit que tu restes un espoir. Ça devient compliqué. Tu te poses des questions, mais je n’ai jamais relâché mes efforts ou baissé les bras.”
Le 2 mars, Michel Portos ressent un véritable sentiment de libération quand Jean-Luc Naret lui confirme la bonne nouvelle. Pourquoi libération ? Michel Portos, sans faux-semblants, dit qu’il avait des choses à prouver, d’ordre personnel, familial et professionnel. Lorsqu’il a décidé de devenir cuisinier, son père en a fait une dépression. Décrocher deux étoiles, c’est bien la preuve que l’on a fait le bon choix. Malheureusement, son père, témoin de la première, est parti trop tôt.
Professionnellement, la transplantation du Marseillais à Bouliac
a été compliquée. On bouscule difficilement les habitudes. L’accueil a été rude. Il a serré les dents et n’oubliera jamais les témoignages d’amitié qu’il a reçus à cette époque. Oui, à Bouliac
, il n’a pas transigé. Il réalise sa cuisine comme il l’entend, comme il la sent. Cette deuxième étoile confirme la justesse de son choix. Il n’a plus rien à prouver à personne ni à lui-même. Il se souvient s’être imaginé avec 2 étoiles du temps où il travaillait chez Dominique Toulousy : “Un jour… je peux le faire.”
Chef ‘rebelle’, ‘écorché vif’, ‘singulier’, qui manie ‘l’art du contre-pied’ ou du ‘manger décalé’, Michel Portos, l’homme comme sa cuisine, ne laisse pas indifférent. Sa cuisine, mâtinée de Méditerranée et d’un soupçon d’Asie, est en évolution constante au gré de son inspiration, de ses voyages (“je suis une éponge”). “Je travaille dans la spontanéité, souvent dans l’urgence. Je suis mon instinct. Tout s’associe en cuisine. Ensuite, c’est une question de dosage”, dit le chef qui refuse de bloquer sa créativité en laissant des plats se figer dans la carte. “Un plat reste entre une semaine et deux mois à la carte. Qu’il plaise ou pas, je l’enlève et je passe à autre chose.” Michel Portos défend sa liberté de parole et de cuisinier sans entrave. Sa persévérance a payé.
Hauterive Saint-James 
Place Camille Hosteins
33270 Bouliac 
05 57 97 06 00
Le Saint-James, Bouliac, Gironde, Aquitaine
Article de l'Hôtellerie
Hostellerie Le Castellas, Collias, Gard, Languedoc-Roussillon
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Le Castellas Trois ans, sans passer par la case espoir, ont suffi à Jérôme Nutile, chef salarié de 39 ans, pour faire briller Le Castellas
, Collias
, 30
, Languedoc-Roussillon
, Nutile (Jérôme)
, chef cuisinier
, Michelin 
Chaque année le journal l'Hôtellerie publie une série d'articles sur les étoilés Michelin
de l'année. Puisqu'ils sont maintenant en accès libre sur Internet, je vais reproduire le corps de l'article, sachant qu'en suivant le lien vous aurez quelques renseignements supplémentaires, et des photos.
Hostellerie Le Castellas
, Collias
, Gard, Languedoc-Roussillon 
Article de Jean Bernard pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
au firmament de la gastronomie nationale. Une très belle histoire pour cet établissement, dont le propriétaire Raymond Aparis aime à souligner la dimension familiale. “Nous ne sommes pas des investisseurs, mais bien des hôteliers restaurateurs qui vivent au quotidien dans cette maison avec son personnel.” Un chef d’entreprise qui défend une certaine idée de la collaboration avec ses salariés. “Je suis un passionné qui ne peut faire les choses à moitié. J’ai notamment besoin de travailler en confiance avec les gens qui m’entourent. Et avec Jérôme, c’est facile. Il s’investit dans cette maison comme si c’était la sienne.”
Un souci de la perfection qui commence dès le choix des produits. “J’ai toujours travaillé des produits nobles et souvent j’ai gardé les mêmes fournisseurs que lors de mon passage chez Georges Blanc, précise Jérôme Nutile. Mais si je choisis le meilleur, c’est peut-être aussi parce que je ne suis pas le patron, mais que je bénéficie de sa totale confiance.” Mais la force de l’équipe de cuisine, c’est aussi d’être soudée autour de son chef et d’avoir accepté, après la première étoile, de poursuivre l’effort. “À cinq, il faut donner beaucoup de soi-même, poursuit le chef, le matin je commence commis et je finis chef au moment du service. J’ai donc une certaine fierté devant ce que nous avons réussi avec les moyens d’une petite maison.”
Il espère donc glaner de nouveaux appuis afin de faire évoluer la structure. “Nous étoffer en terme de personnel et revoir l’organisation du restaurant afin d’assurer un repos hebdomadaire et du même coup être au complet à chaque service.” “Ce Castellas, on l’a construit pour l’étoile, conclut Raymond Aparis, et si on a ‘galéré’ pour l’avoir, aujourd’hui nous en avons 2 sans avoir un jour imaginé que cela serait possible!” Un hôtel-restaurant qui va évoluer à la fin de l’année. Jérôme Nutile œuvrera dans une toute nouvelle cuisine, l’entrée de la salle sera repensée et une salle de séminaire ainsi qu’un spa, étofferont l’offre. Le tout pour un investissement total de 1,3 M€.
Hostellerie Le Castellas 
Grand'Rue
30210 Collias 
04 66 22 88 88
info@lecastellas.com
La Chassagnette, Arles, Bouches-du-Rhône, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Chassagnette Ce jour-là, alors que pointait le début du printemps, Jean Réno était l’un des hôtes de La Chassagnette
, Arles
, 13
, PACA
, Arnal (Armand)
, chef cuisinier
, Michelin 
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La Chassagnette
, Arles
, Bouches-du-Rhône, PACA 
Article de Jean Bernard pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
, aux portes de la Camargue. Mais plus que l’acteur, retiré à l’écart des autres tables, c’était bien Armand Arnal la vedette du lieu. À 31 ans, ce Montpelliérain de naissance respire à pleins poumons le bonheur d’être un cuisinier reconnu. “Ce métier, je l’ai appris sur le tas, en frappant aux portes et en disant aux chefs ‘je veux travailler avec vous’. Aujourd’hui, au travers de cette étoile, j’ai l’occasion de remercier ceux qui m’ont fait confiance et de leur dire qu’ils ont eu raison. Quant à mon équipe de cuisine, qui a moins de 25 ans de moyenne d’âge, je pense que c’est la meilleure des façons de l’encourager à continuer.”
En arrivant ici, il y a trois ans, il savait tout le sens du challenge à relever. À commencer par affirmer sa propre personnalité, alors que celle de Jean-Luc Rabanel hantait encore le lieu, et ensuite s’inscrire dans la philosophie d’un restaurant dont la vie s’organise autour d’un jardin de 2,5 hectares et de sa production exclusivement bio. “Tout s’est fait naturellement ! Aujourd’hui, je m’appuie sur 3 jardiniers qui cultivent 180 variétés de légumes et aromates tout au long de l’année. Et nous cherchons sans cesse la diversité à l’image des variétés orientales que nous adaptons en ce moment au climat d’ici.”
La volonté de faire de ce restaurant un lieu respectant la nature et ses produits, souhaitée par Maja Hoffmann, est donc suivie au pied de la lettre. Quitte à surprendre parfois. “Depuis la sortie du Michelin
, nous touchons une nouvelle clientèle et celle-ci nous oblige à aller de l’avant avec un discours pédagogique, conclut Armand Arnal. Les habitués des tables étoilées peuvent être déstabilisés par cette cuisine où c’est le poisson ou bien la viande
qui sert d’assaisonnement des légumes, ces tables où il n’y a pas de nappage et ce service sans assiette blanche. Mais toutes ces interrogations que nous suscitons nous permettent aussi d’évoluer…”
La Chassagnette 
Domaine de l'Armellière
Route du Sambuc
13200 Arles 
04 90 97 26 96
L'Atelier de Jean-Luc Rabanel, Arles, Bouches-du-Rhône, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Atelier de Jean-Luc Rabanel Entre Jean-Luc Rabanel, accroché à son escabeau sur le chantier de son futur Atelier, début janvier 2006, et celui rayonnant qui œuvre au passe, sous le regard de clients insatiables de curiosité et désireux aussi de le féliciter pour cette deuxième étoile, difficile de déceler le moindre changement. L’homme est toujours rayonnant, le sourire malicieux et son imagination au pouvoir.
, Arles
, 13
, PACA
, Rabanel (Jean-Luc)
, chef cuisinier
, Michelin 
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L'Atelier de Jean-Luc Rabanel
, Arles
, Bouches-du-Rhône, PACA 
Article de Jean Bernard pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
Il est resté nature, à l’image de l’essentiel des produits qui composent sa cuisine. Et son restaurant, loin des clichés dévolus à la haute gastronomie, l’est tout autant. Dans cette petite rue piétonne du centre
-ville d’Arles
, ce fameux Atelier est tout sauf un sanctuaire. Ici, il y a de la vie, celle dont il donne personnellement le tempo à chaque service. “Il est hors de question qu’un gars qui fait 50km ou bien le tour du monde pour manger chez moi, ne me trouve pas en cuisine. Si je ne suis pas là, je préfère fermer. Ici, c’est ma vie!.” Pourtant, les sollicitations ne manquent pas. Extra créateur en 2007 pour l’équipe de L’Omnivore, Cuisinier de l’année 2008 pour GaultMillau et désormais doublement étoilé par Michelin
: l’homme du sud-ouest pourrait fort bien laisser à son équipe le soin de défendre sa philosophie pour assumer un rôle de chef de file de la cuisine bio. “Mon âge me permet de la faire la part de choses. J’ai passé celui de la folie et je suis entré celui de la réflexion et celui de la sagesse. Et puis, finalement, je n’entre dans aucun code de la restauration ni aucune mouvance actuelle. Pourquoi changer, mon quotidien ne fait que s’embellir.”
Il reste donc fidèle ses deux menus (45 et 75 €) qui dévoilent ses créations culinaires. Une cuisine qui se déguste souvent avec les doigts. “L’Atelier est devenu mon lieu d’expression, sans aucune référence à quelque restaurant existant. Cette différence s’exprime aussi de cette façon”, conclut ce chef si attachant, aussi. Un homme qui nourrit aussi des projets. Après le bistrot ‘À côté’, il évoque l’ouverture d’ici quelques mois d’une sandwicherie à sa façon et d’une table d’hôte.
L'Atelier de Jean-Luc Rabanel 
7 rue des Carmes
13200 Arles 
04 90 91 07 69
jlr@cuisineetc.com
Flaveurs, Valence, Drôme, Rhône-Alpes
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Flaveurs Baptiste Poinot n’a vraiment pas perdu de temps pour conquérir une large clientèle et les exigeants palais du Michelin
, Valence
, 26
, Rhône-Alpes
, Poinot (Baptiste)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Flaveurs
, Valence
, Drôme, Rhône-Alpes 
Article de Jean Bernard pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
. À quelques mètres de la place des Clercs, son univers a beaucoup de charme avec une belle salle voûtée et l’imposante cheminée en pierre. L’enfant de Valence
s’est installé ici en janvier 2006, avec une solide expérience professionnelle. “J’ai beaucoup appris tout au long de mon parcours de formation. Mais à l’issue de la saison 2004, que j’ai passée avec Pascal Ginoux, aux Bories, à Gordes, j’ai senti que cela commençait à devenir difficile de réaliser la cuisine d’un autre. Et puis, j’avais envie de retrouver mon terroir…” Celui que ses parents lui ont appris à aimer au fil de sorties dans la nature. “Et puis, il y avait mon grand-père Louis, un charcutier-traiteur qui tuait le cochon, produisait ses caillettes ardéchoises et ses saucisses, et assurait le festin de Noël…” La famille, c’est aussi un papa chef d’entreprise qui l’a déchargé de l’aspect administratif et comptable de la vie du restaurant. “Il me laisse le temps à ma carte et à la gestion de l’équipe du restaurant.”
Un établissement, dont Baptiste Poinot avait fait sa priorité. “Je suis un ancien joueur de rugby, j’ai beaucoup de volonté et je sais souffrir si nécessaire pour obtenir quelque chose.”
Il a fait connaître Flaveurs
avec une formule déjeuner proposée à 19 E dès l’ouverture. “Mais vite, j’ai évolué, car la demande des clients s’orientait vers une cuisine plus élaborée. De là à penser à cette étoile, il y avait un grand pas. Je savais où je voulais aller, bien sûr, mais cette reconnaissance n’était pas le seul objectif capable de me faire progresser, j’avais d’abord l’envie du partage. J’ai donc été surpris et ressenti beaucoup d’émotion. Cela fait rêver tant de cuisiniers débutants et paraît si inaccessible.” Des jeunes comme il en côtoie aussi en coulisses et dont il apprécie le tempérament. “L’autre vraie satisfaction, c’est d’avoir à mes côtés des gens qui se sentent bien au travail.”
Flaveurs 
32 Grande Rue
26000 Valence 
04 75 56 08 40
Entre Vigne et Garrigue, Pujaut, Gard, Languedoc-Roussillon
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Entre Vigne et Garrigue La cuisine de Serge Chenet, les inspecteurs de Michelin
, Pujaut
, 30
, Languedoc-Roussillon
, Chenet (Serge)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Entre Vigne et Garrigue
, Pujaut
, Gard, Languedoc-Roussillon 
Article de Jean Bernard pour l'Hôtellerie du 22 avril 2009
la connaissent sur le bout des papilles. Pensez un peu, il en est à sa troisième étoile ! Trois lieux, trois contextes, trois philosophies de vie et de travail. “Mais des trois, c’est celle-ci la plus belle !”, lâche ce cuisinier rayonnant de satisfaction. La plus belle et la plus rapide puisque Entre vigne et garrigue
soufflera sa première bougie le 30 mai prochain seulement. “Lorsque j’ai annoncé cette ouverture, je ne pensais pas que les choses iraient si vite. Comme le guide
est ouvert aux chambres d’hôtes de charme, j’espérais que les nôtres pourraient y figurer. Mais là, je n’en reviens pas même si je sais très bien que le Serge Chenet d’hier et celui d’aujourd’hui sont exactement les mêmes, avec la même rigueur dans le travail et la même qualité de produits.”
Seulement deux menus, mais différents chaque semaine
Une belle histoire qui ne se serait peut-être pas écrite de la même façon si Serge Chenet, au moment du changement de propriétaire au Prieuré
, à Villeneuve-lès-Avignon, n’avait pas été tout simplement licencié après dix-neuf ans de bons et loyaux services en même temps que Laurent Sturny qui est aujourd’hui son maître d’hôtel. “La façon dont cela s’est passé a été douloureuse, mais j’ai bien conscience aussi que ce fut une chance. Le temps était venu pour moi de prendre un virage. Les enfants étaient élevés et Maryse [son épouse, NDLR] était prête à travailler avec moi pour la première fois.”
Dans le Mas Saint Bruno, un ensemble construit par les Chartreux en 1610, et dans le patrimoine familial depuis longtemps, ils ont imaginé le restaurant et 4 chambres d’hôtes à l’étage. “Mais plus que la création d’un restaurant, c’est notre maison qu’on a ouvert aux autres, car c’est ici que nous vivons.”
Serge Chenet a également bien pensé son affaire en travaillant seulement autour de deux menus (35 et 55 €) qui changent toutes les semaines. “C’est plus de souplesse pour la cuisine et cela garantit aux clients de découvrir des plats qui collent à la saison et aux produits.” S’il poursuit des activités de formation pour les professionnels avec ‘A la carte formation’ à Arras ou Ifitel, il accueille aussi, deux fois par mois des amateurs dans sa cuisine. Le tout avec un large sourire.
Entre Vigne et Garrigue 
Mas Saint Bruno
Chemin des Falaises
30131 Pujaut 
04 90 95 20 29
contact@vigne-et-garrigue.com
Château Saint-Martin & Spa, Vence, Alpes-Maritimes, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Château Saint-Martin & Spa Trois étoiles pour Éric Fréchon au Bristol
, Vence
, 06
, PACA
, Franques (Yannick)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Château Saint-Martin & Spa, Vence
, Alpes-Maritimes, PACA 
Article de Jacques Gantié pour l'Hôtellerie du 22 avril 2009
, une pour Yannick Franques au Château du Domaine Saint-Martin & Spa : la récolte 2009 est bonne pour le groupe Oetker, propriétaire des 2 établissements, ainsi que de l’Hôtel du Cap-Eden Roc, au cap d’Antibes. Au grand air du col de Vence
, le Relais & Châteaux le plus ‘perché’ des Alpes-Maritimes, ancienne Commanderie des Templiers, a trouvé son jeune maître. Yannick Franques, 38 ans, Meilleur ouvrier de France, élève d’Alain Ducasse et de Christian Constant, aux côtés d’Éric Fréchon pendant huit ans, joue en altitude sa première vraie carte sur la Côte d’Azur. À Monaco, il ne fit, en 2007, qu’un passage éclair à La Coupole de l’hôtel Mirabeau. Quelques mois après son arrivée, ses propriétaires le transformaient en tour d’appartements. Il ne restait pas longtemps orphelin, s’installait dans le sud, et retrouvait le groupe Oetker au Château Saint-Martin & Spa, hôtel aérien au parc de 14 ha et 300 oliviers de collection avec vue sur les collines de Vence
et l’horizon de la Méditerranée. Pour son ‘petit prince’, l’hôtel créait alors Le Saint-Martin, restaurant gastronomique élégant et feutré, séparé par une somptueuse cave de jour de la grande salle, désormais dévolue au concept
de La Rôtisserie. Avec L’Oliveraie, table d’été près de la piscine, Yannick Franques a ainsi la responsabilité de 3 restaurants. Cuisine limpide, mais aussi d’émotion, rigueur du plat, percutant des saveurs… Espoir à 2 étoiles pour 2010 au Michelin
dans ce château d’histoire et de modernité (500 m2 de spa), Yannick Franques garde la tête froide. Il fait le métier, pas le spectacle.
Château Saint-Martin & Spa
Avenue des Templiers
06140 Vence 
04 93 58 02 02
Restaurant Marc de Passorio, Saint-Rémy-de-Provence, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Marc de Passorio Marc de Passorio
, Saint-Rémy-de-Provence
, 13
, PACA
, Passorio (Marc de)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Restaurant Marc de Passorio
, Saint-Rémy-de-Provence
, PACA 
Article de Dominique Fonsèque-Nathan pour l'Hôtellerie du 22 avril 2009
se serait-il assagi en se posant à Saint-Rémy, à l’Hostellerie du Vallon de Valrugues, et en devenant gérant du restaurant gastronomique, du bar et du bistrot gourmand qu’il a créé sur les lieux ? C’est ce qu’il dit, heureux de retrouver une Provence où, enfant, il passait ses vacances, et où ses fournisseurs l’appellent “le petit” en lui vendant leurs meilleurs produits. Il insiste : “J’ai hésité. Soit je partais, avec Tatiana, pour diriger L’Atelier de Joël Robuchon à Hong Kong, soit je m’installais ici, dans le cadre rénové de l’Hostellerie du Vallon de Valrugues. J’ai choisi la Provence.” Une décision qu’il ne regrette pas puisqu’il reçoit une première étoile pour une “cuisine de passion, qui n’appartient qu’à moi”. Et d’ajouter : “Je suis un autodidacte. J’ai multiplié les expériences sans passer par les plus grands afin de ne pas subir leur influence. Mes plats sont axés sur le produit
et toujours teintés de mes voyages.” Reconnaissant, il dédie cette récompense à son équipe, à son épouse “à qui je dois tout”, et à son maître Lucien Montgelli, son professeur de cuisine au lycée de La Réunion. “Il a allumé la flamme que je porte et m’a toujours accompagné.” Quatre ans après ses débuts en 1987 au Méridien de La Réunion, il est chef à 23 ans à Toulouse, avant d’exercer au Punta Lara à Noirmoutier. Il y apprend le management. En 1994, il se lance comme chef d’entreprise au Petit Pigeonnier à Chinon, puis au Clocher Saint-Médard à Thoars. En 2001, lassé de “gagner 1 000 € par mois”, il jette l’éponge et devient chef de cuisine au Château Marcay de Chinon. Trois ans après, cap sur Moscou, puis retour en France pour exercer comme consultant. Fin de son errance. À Saint-Rémy-de-Provence
, il souhaite s’investir dans la durée et pense déjà ouvrir un bistrot gourmand dans le centre
-ville.
Chemin Canto Cigalo
13210 Saint-Rémy-de-Provence 
04 90 92 04 40
resa@vallondevalbrugues.com
Restaurant Pasquale Paoli, L'Ile Rousse, Corse, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Pasquale Paoli
, L'Ile Rousse
, 20
, PACA
, Cananzi (Ange)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Restaurant Pasquale Paoli
, L'Ile Rousse
, Corse, PACA 
Article de Bernard Degioanni pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
Ange Cananzi revendique ses origines : “Quand je cuisine, j'aime bien avoir ma terre dans la main.”Sa fierté, c'est d'être le premier cuisinier corse à obtenir une étoile Michelin
. “Tous ceux qui ont été récompensés sur l'île étaient jusqu'à présent des cuisiniers venus du continent", précise-t-il. Ange Cananzi n'a pas fait de grandes maisons, travaillant au fil des années dans plusieurs établissements, exerçant même le métier de traiteur. “Après le lycée hôtelier d'Île-Rousse, j'avais l'opportunité de partir à Genève
puis, ensuite, d'effectuer un tour du monde. Mais mon père est décédé. Ma mère était seule, mon frère avait 14 ans. C'était en 1988. J'avais 20 ans et j'ai décidé de rester en Corse", affirme-t-il.
Il balaie aisément les difficultés qui ont pu retarder son éclosion. “Tous ceux qui font le choix de ne pas quitter la Corse le savent : pour réussir, il faut travailler deux fois plus. Mais, au-delà de la technique nécessaire pour cuisiner, le plus important est de posséder l'esprit d'une cuisine. Le mien est délibérément corse", souligne-t-il.
"Se servir des goûts d'antan"
À 41 ans, il se veut le passeur entre une cuisine de traditions et une cuisine revisitée. “En Corse, nous sommes les héritiers d'une cuisine familiale où les femmes étaient capables de faire 25 plats à partir de la farine de châtaigne. Cette époque est révolue, mais je veux me servir des goûts d'antan pour en faire des goûts d'aujourd'hui. Les transmettre pour ne pas qu'on les oublie. J'y apporte légèreté, raffinement.”
Sa cuisine fait évidemment la part belle aux produits corses, ce qui est pour lui une "simple évidence". "Aujourd'hui, les Corses ont pris conscience de leurs racines. Avant, on avait tendance à manger des plats venus d'ailleurs. La Corse reste un milieu rural. On a beau avoir installé un ou deux lampadaires, construit quelques routes au fil des ans, nous continuons à mener une vie agro-pastorale", explique-t-il.
L'étoile est arrivée sans qu'Ange Cananzi et son associé, Dominique Casta, en salle, n'y songent. Ouvert en 2007, le restaurant a eu du mal à trouver sa vitesse de croisière. Sans que les deux compères n'aient l'intention de déroger à leur philosophie : "Quand on vient en Corse, il faut manger corse".
Restaurant Pasquale Paoli 
2 place Pasquale Paoli 
20220 L'Ile Rousse 
04 95 47 67 70
Le Strasbourg, Bitche, Moselle, Lorraine
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Le Strasbourg Parcours atypique que celui de Lutz Janisch : né en 1971 dans le Land de Brandebourg au sein d’une famille ‘conservatrice et paysanne’, le jeune homme se destinait à l’âge de 15 ans au métier de mécanicien. Mais un événement historique va bouleverser son destin : la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Lutz Janisch a alors 18 ans et le ‘vent de liberté’ qui souffle sur l’ex-RDA lui donne des envies d’ailleurs. À son retour du service militaire en 1991, il tombe sur une annonce du tout nouveau CEFPPA d’Illkirch qui “recherchait des apprentis allemands”. Les places sont chères, Lutz Janisch tente sa chance et figure parmi les 7 sélectionnés. “Le 1er juillet 1991, j’abandonne tout en Allemagne et arrive à Strasbourg
, Bitche
, 57
, Lorraine
, Janisch (Lutz)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Le Strasbourg
, Bitche
, Moselle, Lorraine 
Article de Joseph Tripodi pour l'Hôtellerie du 22 avril 2009
sans parler un mot de français”, raconte-t-il.
Petit à petit, le jeune homme se prend au jeu et fait une rencontre décisive en la personne de Jean Albrecht, “un deuxième père pour moi”. Le chef étoilé du Vieux Couvent à Rhinau le prend sous son aile et lui transmet “sa passion et sa rigueur” deux ans durant. C’est le chef alsacien qui conseille en 1995 son poulain à Jean-Georges Klein de l’Arnsbourg, future grande maison de France, qui affiche à l’époque une étoile. Il y rencontre Cynthia, une jeune Lorraine
qui deviendra son épouse. Dès lors, l’idée de retourner chez lui à la fin de sa formation n’est plus sa priorité absolue… L’année suivante, il prend la direction de l’Auberge de l’Ill des Haeberlin, “une super école, un 3 étoiles qui a su rester familial”.
Sans hésitation
Doté d’un tempérament fonceur et bosseur, Lutz Janisch n’hésite pas lorsque se présente la possibilité de racheter l’Auberge de Strasbourg
à Bitche
, commune mosellane de 6 000 habitants limitrophe de l’Alsace
. Nous sommes en novembre 1997 et le couple se retrouve à la tête d’une maison “traditionnelle avec ses colombages et son décor alsacien”. Monsieur fait évoluer la carte en proposant une cuisine “du Sud, légère et privilégiant les poissons”, Madame officie en salle. Les distinctions (Champérard, Pudlowski, Bottin Gourmand) commencent à pleuvoir. Jusqu’à ce fameux lundi 2 mars et la reconnaissance du Guide
Rouge…
24 rue Teyssier
57230 Bitche 
03 87 96 00 44
le-strasbourg
@wanadoo.fr
Le Quai des Saveurs, Hagondange, Moselle, Lorraine
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Quai des Saveurs
, Hagondange
, 57
, Lorraine
, Sandrini (Frédéric)
, chef cuisinier
, Michelin 
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Le Quai des Saveurs
, Hagondange
, Moselle, Lorraine 
Article de Joseph Tripodi pour l'Hôtellerie du 22 avril 2009
Tout est allé très vite pour ce Mosellan de 39 ans. “Il y a à peine plus d’un an, j’ai abordé un nouveau virage. Depuis sa création en 1910, l’établissement était à la fois une brasserie et un restaurant. Le décor était plutôt kitsch, un peu ‘bar de village’. J’ai souhaité abandonner l’activité brasserie, refaire complètement la décoration dans un esprit plus design”, raconte-t-il. Bien lui en a pris puisque quelques mois après l’achèvement des travaux (200 000 € d’investissements), il reçoit la visite d’un inspecteur du Michelin
. Nous sommes en mai 2008. L’échange entre les deux hommes est très cordial : “Il m’a même demandé pourquoi je n’avais jamais écrit au guide
… Ce n’est pas dans ma nature de me mettre en avant.” Fin de l’histoire, pense alors Frédéric Sandrini. Jusqu’à à ce début mars 2009 où la nouvelle tombe officiellement : Le Quai des Saveurs
fait partie de la promotion 2009 des nouveaux étoilés. “Cela a été une surprise totale. J’étais à mille lieues de penser à cela, j’espérais juste être cité”, explique le chef. De nature discrète, l’homme n’est pas du genre à tirer la couverture. Il relate son parcours le plus simplement du monde : un apprentissage réalisé dans des maisons classiques, “pas dans de grands établissements - exception faite de quelques années passées à l’Hôtel Bel-Air au grand-duché de Luxembourg, un Relais & Châteaux étoilé au guide
rouge”, et un retour “chez lui”, à Hagondange
, en 1991. “L’établissement s’appelait alors Chez Meligner. Jusqu’en 1997, date à laquelle j’ai racheté le tout.” Avec la réussite que désormais tout le monde connaît.
Quai des Saveurs 
69 rue de la Gare
57300 Hagondange 
03 87 71 53 21
info@quaidessaveurs.com
Emile's, Calvi, Corse, PACA
Article de l'Hôtellerie
Mots-clés Emile's
, Calvi
, 20
, PACA
, Deyres (Vincent)
, chef cuisinier
, Michelin 
Chaque année le journal l'Hôtellerie publie une série d'articles sur les étoilés Michelin
de l'année. Puisqu'ils sont maintenant en accès libre sur Internet, je vais reproduire le corps de l'article, sachant qu'en suivant le lien vous aurez quelques renseignements supplémentaires, et des photos.
Emile's
, Calvi
, Corse, PACA 
Article de Bernard Degioanni pour l'Hôtellerie du 20 avril 2009
“Jean Darroze m’a réellement initié. Je me souviens encore des odeurs qui flottaient dans la cuisine", souligne-t-il. De son enfance passée entre mer et montagne, Vincent Deyres a conservé l’amour des beaux produits qui l’ont accompagné tout au long de son parcours dans de “belles maisons” comme Le Relais de la Poste à Magescq, la Palme d’Or à Cannes, le Juana à Juan-les-Pins. “Au Juana, Christian Morisset avait une totale rigueur dans la façon de cuisiner, dans le choix des produits. Il était dur, entier, mais il ne trichait pas”, dit-il.
Vincent Deyres a effectué un premier séjour en Corse, en 1987, au Cala Rossa à Porto-Vecchio
. “Je suis immédiatement tombé sous le charme de la mer, des côtes sauvages, des poissons achetés vivants, de l’ambiance, du relationnel.” À tel point qu’il ouvre, dix ans plus tard, avec un associé, un restaurant, Les Deux Magots, à Ghisonnaccia.
"Un soulagement"
Il est le chef des cuisines d’Emile’s
depuis 2001. Il vit sa 1re étoile, à 47 ans, comme un “soulagement”. “Sincèrement, avec le travail fourni, je l’attendais depuis 2005." Trente ans après ses débuts, il affirme rester fidèle à la même philosophie. “Tant qu’on n’a pas un bon produit
, c’est inutile de parler de bonne cuisine. Et tant que l’on n’a pas, derrière soi, un patron qui vous donne les moyens de bien faire, on ne peut pas réussir. Le talent, seul, ne sert à rien.” Il évalue à “une bonne douzaine d’années, le temps pour maîtriser les bases. Cuisiner, c’est savoir cuire et assaisonner”, souligne-t-il.
Émile’s
est une institution à Calvi
. Crée en 1988 par le père de l’actuel propriétaire, Théo Luciani, l’établissement a d’abord été un café au rez-de-chaussée et une salle de jeux au premier étage là où, bénéficiant d’une terrasse qui surplombe le port de plaisance, a été édifié le restaurant. Le choix de la gastronomie a été une constante. En vingt-et-un ans, le restaurant n’a eu que trois chefs. “Dès l’obtention de l’étoile, mon premier geste a été de déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de mon père qui s’est toujours battu pour l’avoir”, souligne Théo Luciani.
Emile's 
Les Palmiers
Rue Clémenceau
20260 Calvi 
04 95 65 09 60
info@restaurant-emiles.com






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